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Combien coûte un retour selon le mode d'expédition
Point relais, casier automatique, remise en main propre : le même article renvoyé n'entraîne ni le même coût, ni le même trajet, ni le même délai avant remboursement.
En bref Les points essentiels
- Le premier renvoi d'une commande est généralement pris en charge quel que soit le mode choisi ; c'est à partir du second colis de la même commande qu'un forfait est déduit du remboursement.
- Les guides consommateurs français publiés en 2026 citent un forfait de l'ordre de 4,50 € pour ces renvois supplémentaires, montant déduit du remboursement final.
- Le vrai écart entre les modes n'est pas le prix de l'étiquette mais la date de premier scan : un casier collecté une fois par jour et un relais collecté deux fois n'entrent pas dans le circuit au même moment.
Au moment de valider une demande de retour, l’application propose deux ou trois façons de faire partir le colis. On clique sur la première par habitude, et on découvre trois semaines plus tard que le remboursement traîne. Pourtant ces options ne sont pas équivalentes : elles n’ont ni le même coût réel, ni le même moment d’entrée dans le circuit, ni la même exigence de votre part. Voici de quoi choisir en connaissance de cause, uniquement pour le trajet retour — la question des modes à l’aller est un tout autre sujet, traité dans notre article sur les conditions réelles de la livraison offerte.
Le coût d’un retour n’est pas le prix de l’étiquette
Commençons par démonter l’idée reçue. Sur un renvoi, l’étiquette est le plus souvent gratuite, donc on conclut que le retour ne coûte rien. C’est faux sur trois plans.
Il y a le coût de déplacement, dérisoire à pied, réel dès qu’il faut prendre la voiture ou faire un détour. Il y a le coût de temps, entre le conditionnement du colis et la file d’attente. Et il y a le coût d’immobilisation : tant que le remboursement n’est pas arrivé, votre argent est chez le vendeur, ce qui n’est ni un scandale ni une bonne nouvelle. Un mode de renvoi qui fait gagner quatre jours vaut donc quelque chose, même à étiquette identique.
Le point relais, mode par défaut et souvent le bon
C’est l’option la plus fréquemment proposée en France, et elle le mérite. Le commerçant scanne le colis devant vous, vous repartez avec un récépissé daté, et vous avez une preuve immédiate de dépôt — le point le plus important de toute l’opération.
Son autre avantage est la fréquence de collecte. Un relais actif est ramassé plusieurs fois par jour ; votre colis entre dans le circuit dans les heures qui suivent. Son défaut est l’horaire : il faut y aller pendant l’ouverture, et un commerce saturé peut refuser des dépôts en période de pointe, ce qui arrive régulièrement en décembre.
Le casier automatique : la souplesse contre la fréquence
Le casier séduit parce qu’il est ouvert la nuit et le dimanche. Pour qui travaille en horaires décalés, c’est l’option qui rend le retour possible tout court.
Le compromis est ailleurs. Un casier n’est relevé qu’à heures fixes, souvent une fois par jour : déposer à vingt-deux heures ne fait pas partir le colis avant le lendemain. Il faut aussi que la taille du colis entre dans une case libre, ce qui exclut les gros volumes et peut vous renvoyer au relais après le trajet. Et la preuve de dépôt est un écran, pas un papier tamponné : conservez la notification, elle est votre seul récépissé.
La remise à un guichet ou à un transporteur
Troisième famille, moins souvent proposée : le dépôt en bureau ou la remise au livreur. Elle apparaît surtout pour les colis volumineux, ou quand aucun relais partenaire n’est disponible près de votre adresse.
C’est le mode le plus confortable et le plus contraignant à la fois. Confortable parce qu’on ne se déplace pas ou peu ; contraignant parce qu’il faut être là. Si la remise est prévue lors d’un passage, une absence coûte une journée entière, parfois deux. À réserver aux cas où l’écran ne propose rien d’autre.
Le forfait qui s’applique au second colis
Voilà le seul endroit où le portefeuille est vraiment touché, et il ne dépend pas du mode choisi mais du nombre de colis. Le premier renvoi d’une commande est généralement pris en charge ; à partir du second sur la même commande, un forfait est retenu. Les guides consommateurs français publiés en 2026 citent, sur les tarifs constatés en septembre 2026, un montant de l’ordre de 4,50 €, déduit du remboursement final plutôt que payé au dépôt — la nuance compte, parce qu’on ne le voit pas passer.
Conséquence directe : le choix qui vous fait économiser n’est pas « relais ou casier », c’est « en une fois ou en deux ». Ouvrez tout le colis, essayez tout, décidez de tout, puis générez une seule demande. Les modalités complètes de cette demande sont détaillées dans notre procédure de retour pas à pas.
L’arbitrage en trois questions
Avant de cliquer, trois questions suffisent. Pouvez-vous vous déplacer pendant les heures d’ouverture ? Si oui, le relais l’emporte presque toujours, pour la preuve papier et la fréquence de collecte. Le colis est-il volumineux ? Si oui, oubliez le casier avant de vous déplacer pour rien. Enfin, la date limite de retour est-elle proche ? Dans ce cas, seul compte le mode qui vous permet de déposer aujourd’hui, puisque c’est la date de dépôt qui vous protège.
Un dernier repère : quel que soit le mode, le remboursement se déclenche à la réception par l’entrepôt, qui n’est pas en France. Ce trajet-là s’ajoute à tous les scénarios ci-dessus, et il est expliqué dans notre article sur ce que change une adresse de retour à l’étranger.
En résumé
L’étiquette du premier renvoi est généralement offerte quel que soit le mode : ce n’est donc pas là que se joue le coût. Il se joue sur le nombre de colis, avec un forfait de l’ordre de 4,50 € selon les tarifs constatés en septembre 2026 dès le second envoi d’une même commande, et sur la date de premier scan, qui dépend de la fréquence de collecte. Relais pour la preuve et la rapidité, casier pour la souplesse d’horaire, remise à guichet quand rien d’autre n’est proposé — et surtout, un seul colis par commande.
Questions fréquentes
Le mode de renvoi change-t-il le prix du retour ?
Pas sur le premier renvoi d'une commande, généralement pris en charge quel que soit le transporteur proposé. La différence se joue sur le second colis de la même commande, où un forfait est déduit du remboursement.
Combien coûte un second renvoi sur la même commande ?
Les guides consommateurs français publiés en 2026 citent un forfait de l'ordre de 4,50 €, retenu sur le remboursement plutôt que payé au dépôt. Le montant applicable s'affiche avant validation de la demande : c'est cet écran qui fait foi.
Le casier automatique est-il plus rapide qu'un relais ?
Pas nécessairement. Un casier est disponible à toute heure, ce qui vous arrange, mais il n'est collecté qu'à heures fixes. Un relais très fréquenté peut faire partir votre colis plus tôt.
Puis-je choisir librement mon mode de renvoi ?
Seulement parmi ceux que l'écran de demande propose pour votre commande. La liste dépend du transporteur, de votre adresse et parfois du volume du colis : il n'y a pas de choix universel.
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